Bande à part.fm

Je viens de tomber là-dessus. Ca date de novembre 2010.

Bruno nous parle de son décrochage, quand il a cessé d’écrire pour La Presse.

C’est à partir de la Martinique que l’aventurier Bruno Blanchet a parlé à Élodie Gagnon. Il nous

http://www.bandeapart.fm/#/page/extatique-bruno-blanchet-decroche

Les aventures asiatiques de Jean-François

Voici l’intégrale des aventures asiatiques de Jean-François, des Appendices! Avertissement aux sensibles, et aux enfants : c’est bidonnant, mais c’est passablement cru. PG-17.

Nouveau design

Une nouvelle mise à jour complète est maintenant en ligne!

Bruno Blanchet est présentement en vacances. Mais il n’a pas abandonné ses fans. Vous pourrez communiquer avec lui et lire ses nouvelles aventures sur Facebook.

Devenez fans de la page et suivez ses facebookeries!

En attendant la suite…

 En attendant la suite...

En attendant la suite… l’univers d’une journaliste montréalaise sur la route

Annabelle Blais écrit pour le quotidien Métro. Et pour des magazines. Et elle tient un blog.

http://annabelleblais.wordpress.com/

"Un jour, elle s’est dit : je veux devenir correspondant étranger. Tout-le-monde lui a répondu : mais, non, c’est impossible! Et elle l’a fait malgré tout. Et ça marche. Bravo Annabelle. Et merci de nous prouver que Tout-le-monde, il a pas toujours raison, même s’il croit le contraire."

BRUNO BLANCHET en orbite autour du monde

Découvertes

Par Diane Laberge

 À 40 ANS, BRUNO BLANCHET BALANCE UNE PROLIFIQUE CARRIÈRE D’HUMOURISTE, DE COMÉDIEN ET D’AUTEUR, ENFILE SON SAC À DOS ET PART À L’AVENTURE. DU BOUT DU MONDE, DANS SES CHRONIQUES ET DES LIVRES AU TON LÉGER REMPLIS D’HUMOUR ET DE BEAUCOUP DE TENDRESSE, IL NOUS LIVRE SES FRISSONS ET SES DÉCOUVERTES…

1)  Petit, à quoi rêvait Bruno Blanchet?

Petit, je ne rêvais pas : je faisais des cauchemars! Et j’allais me réfugier sous le lit de ma grande sœur Chantal, parce que je voyais des fantômes dans ma chambre… J’avais peur de la noirceur, du sous-sol, des chiens, de l’eau, de me perdre au centre d’achats, du quartier italien, de manger seul à la cafétéria, etc. J’avais une imagination fertile et je me créais des angoisses pour tout et pour rien. Alors je me réfugiais souvent dans la lecture. Puis, doucement, j’ai commencé à écrire. Pour dédramatiser. Pour rire. Et j’ai ris. Beaucoup. J’en ai fait un métier. Que j’ai adoré. Puis, j’ai eu l’idée de créer «cette vie dont vous êtes le héros.» Pour rire. Et je ris. Beaucoup.

 2)   Existe-t-il une grande différence entre vos valeurs et celle des autres habitants de cette planète?

Les valeurs? C’est difficile à cerner, non? Entre le chien qu’on mange au Vietnam, le feu Masaï qu’on partage avec les voisins, le rôle de la femme dans la société musulmane, l’arbre dans lequel on enfouit les bébés morts sur l’île de Célèbes en Indonésie, le grand-père marocain qui fait bourrer sa pipe de haschich par sa petite-fille… Exemple : j’arrive d’un voyage en Antarctique avec un groupe de blancs riches. Et j’en suis ressorti complètement stressé, et stressant! Je n’ai plus de patience, plus de tolérance! À bord du bateau, tout le monde n’a pas arrêté de chialer une seconde… La bouffe est pas bonne, les toilettes puent, il fait chaud, il fait frette, il vente, ça brasse, ça penche …Aaaaah!!! Ils m’ont rendu fou, stie! Comme une éponge, autour de gens paranoïaques, je pense qu’on peut rapidement devenir très inquiet pour aucune raison en particulier. Autour de gens avec la grosse tête, on peut rapidement se mettre à vouloir gonfler la sienne comme une montgolfière. Pendant qu’autour de personnes  avec des existences simples, on se détend. Ce n’est pas tant une question de culture qu’un autre aspect de la nature humaine. J’essaye donc de vivre avec des gens qui prennent ça relax. Africains, Asiatiques ou Américains. Et de partager LEURS valeurs.

 3)   Quelle a été votre plus grande frousse?

Ma plus grande frousse, je la revis à chaque semaine, devant mon ordinateur, quand j’attaque une nouvelle chronique! Face à la page blanche, je vis toujours la crainte de n’avoir plus rien à raconter, de ne plus savoir trouver les mots ou de me perdre dans le néant de leurs infinies possibilités… Mais, c’est vraiment un endroit où j’adore me retrouver. À chaque fois, je veux changer le rythme. Je veux me surprendre. Parfois j’y arrive et, pendant un moment,  je suis l’homme le plus heureux au monde.

 4)   Quelle a été votre plus grande découverte?

Au départ, en 2004, j’allais voyager et écrire pendant 1 an. J’avais des sous en banque et je tenais à revenir à la maison dans une situation financière confortable. Tout était sous contrôle! Puis, je ne suis pas revenu… Et mon compte en banque a fondu. Adieu coussin!  Et ça m’a permis de réaliser que je pouvais me débrouiller avec peu et à mieux apprécier  ce que j’avais, là, maintenant. Et de ne pas toujours me dire que je pourrais avoir plus, ou mieux! J’ai découvert qu’au fil des années dans le glorieux monde de la télévision, je m’étais créé un tas de besoins artificiels, des petits tas de poussière qui font juste polluer la vie. Et pas rien que matériellement : l’ambition m’étouffait. Je voulais être une star! Pour ce que ça signifie vraiment…Fa que, aujourd’hui, j’ai choisi le plus important : mon fils. Je l’ai initié au monde du voyage. À la liberté. Et il est devenu un super beau globe-trotter. On a bourlingué ensemble durant un an entre la Thaïlande, le Cambodge, le Yémen, l’Éthiopie et le Kenya.  Il arrive d’un an en Australie, il voyagera pendant toute une année en Asie, et il est beau, et il est cool, et je peux mourir maintenant.

 5)  Vous avez eu un coup de cœur pour Medellin… Y a-t-il un endroit où vous vous poseriez?

Plusieurs! En Asie, en Afrique et désormais, en Amérique du sud…Je commence à y songer de plus en plus sérieusement. Après 6 ans sur la route, j’ai envie d’éplucher des patates, d’étendre du linge sur la corde, de nourrir les chats, de passer le balai sur le balcon. Et d’arrêter de courir après les autobus! Mais, j’ai promis aux lecteurs le chiffre magique de 500 chroniques. Et il m’en reste à peu près 200 à écrire, donc plus ou moins 4 ans de voyage supplémentaire. Alors, comme le Vagabond, je vais poursuivre mon chemin…

 6)  Est-ce que vous croyez vraiment que « le monde est petit ? »

Oui, je le crois vraiment. Avec Skype qui te permet de jaser en direct de ta chambre, sans fil, avec les téléphones cellulaires qui fonctionnent au milieu du désert, et avec les ceuzes à satellite, il n’y a plus beaucoup d’endroits où être off radar… Je me souviens, à mes premiers voyages, dans les années 80, lorsqu’il n’existait pas de guichet automatique et qu’il fallait prévoir tout le budget du voyage à l’avance, avec des chèques de voyage et du cash qu’on dissimulait dans nos semelles de bottines… Aujourd’hui, sans un sou en poche, décider à minuit de partir le lendemain pour le Japon et arriver là-bas avec une voiture qui t’attend à l’aéroport pour t’amener à ta chambre d’hôtel réservée et déjà payée, avec Internet et une carte de plastique, ça prend 10 minutes!

 7)   Comment gérez-vous cet état constant de rencontres éphémères?

Mal, la plupart du temps! Et ne m’en parlez pas…Je vais devoir quitter mon fils et mon ami Big Pete dans quelques jours et je ne les reverrai pas avant au moins quatre mois. Et je sais très bien qu’autour de la table, au petit déjeuner, en attendant l’autobus qui viendra me chercher, nous ferons tous semblant de ne pas y penser; et Boris s’essuiera les yeux, et j’aurai le cœur gros comme la lune.

 8)   Croyez-vous aux guides de voyage (pas les humains, les livres)?

Bien sûr. C’est un outil essentiel, qui permet de sauver un maximum de temps et d’argent, tout en nous renseignant sur les sites ou les évènements importants. J’aime bien m’aventurer dans des lieux sans trop savoir où je m’en vais mais, en même temps, je ne refuse jamais l’aide d’un guide.

 9)   Comment choisissez-vous vos prochaines destinations?

Je me bande les yeux et je lance un dard sur une mappemonde? Je flippe les pages d’un Atlas, les yeux fermés?  Désolé de vous décevoir, c’est un peu moins funky…Depuis un an, je ne les choisis pas vraiment. Je vais d’abord  là où l’équipe de production de Partir Autrement me donne rendez-vous, puis, après le tournage de l’émission, avant le prochain contrat, j’improvise dans le coin où je me trouve, pendant 6 à 8 semaines. Sinon, en général, j’essaye de ne pas retourner aux mêmes endroits trop souvent. La vie est trop courte et le tapis est trop grand pour s’enfarger dedans.

 10)   D’après ce que vous avez pu constater sur le terrain, la planète est-elle en péril?

Je vous rappelle qu’on n’a pas besoin d’aller sur le Yangtse ou dans le Sahara. On peut aussi voir l’étendue des dégâts en Abitibi et dans l’estuaire du Saint-Laurent. Mais, je ne suis pas qualifié pour parler de ces problèmes. Pour pointer du doigt. Il y a trop de coupables. Dont moi.

  11)  Quelqu’un quelque part vous a un jour demandé ce que vous cherchiez. Vous avez répondu « je cherche peut-être ce que je cherche. » Avez-vous trouvé la réponse?

LOL. C’était pendant un tournage et comme c’est moi qui pose les questions, je me suis drôlement fait surprendre par mon invité! Et quelle réponse idiote, monsieur Bruno… La vérité, c’est que je ne cherche rien. Ainsi, lorsque je trouve quelque chose, je suis surpris! Et si je ne trouve rien, c’est dommage, mais ce n’est vraiment pas grave. J’évolue lentement dans la vie, sans me créer d’attentes et en essayant de me libérer de mes «dépendances». Les déceptions ne proviennent-elles pas du fait qu’on a toujours besoin de quelque chose? Je crois que les musulmans ont fort bien compris le principe avec le Ramadan; un jeûne d’un mois qui peut être un fantastique exercice d’humilité. Alors, je m’en inspire, à petite dose. Et y a des journées où je ne mange qu’un seul repas. D’autres où je ne dors pas. Et j’essaye, toujours, de me réjouir de mes infortunes. Il n’y a pas d’autobus ce matin? Tant pis! On va lire. On va sortir les jumelles, on va regarder les oiseaux. Il n’y a pas d’eau chaude? Excellent! On prendra une douche froide. Ça réveille.

 BRUNO EN RAFALE

- Où êtes-vous en ce moment?

Sur l’île de Koh Chang, en Thaïlande, avec mon fils et mon ami Big Pete.

- Quel livre lisez-vous en ce moment?

Je m’achète toujours une pile de livres usagés. Et je lis comme un troublé, trois ou quatre livres en même temps! J’ai aujourd’hui du San Antonio, The Road de McCarthy, un Jean-Paul Dubois, et La vie devant soi, de Romain Gary.

- Quelle musique écoutez-vous?

J’écoute le même band, en boucle, depuis des années, parce que c’est instrumental et que la variété de leur répertoire me plaît : Mogwai.

- La sortie de votre prochain livre?

Novembre 2010, je crois.

- Fêterez-vous vos 50 ans au Québec?

Je vais d’abord essayer de m’y rendre. Mais mon plan est de passer ma cinquantième année (du 29 mars 2013, au 29 mars 2014) seul, quelque part sans internet, sans télévision et sans nouvelles de la planète… Bye bye le Monde, je décroche! Ma 50e, je me la garderai pour moi : avec dix grosses boîtes de bouquins, du papier, des crayons de bois et un réveille-matin qui ne sonnera qu’une seule fois.

 OÙ EST BRUNO

Vous pouvez suivre les péripéties de Bruno Blanchet autour du monde en achetant ses livres ou en lisant ses chroniques hebdomadaires publiées dans La Presse.  Vous préférez le voir en action? Accompagnez-le chaque semaine autour du monde sur TV5 (Partir Autrement).

La frousse autour du monde (La Presse)

Bruno Blanchet

Relisez toutes les péripéties de Bruno Blanchet sur Cyberpresse

N’ajustez pas votre intervieweur

Bruno Blanchet

Pourquoi faire ordinaire quand on peut faire Bruno? Pour souligner la sortie demain du troisième tome du recueil de chroniques La frousse autour du monde, La Presse a demandé à son collaborateur aux Arts Bruno Blanchet d’interviewer le chroniqueur voyage Bruno Blanchet – qui a déjà vendu 25000 exemplaires de chacun de ses deux premiers tomes! Rencontre étonnante entre lui et lui-même, auto-entrevue 100 % BB.

Q : Bruno Blanchet: Bruno, qu’est-ce qui vous fait le plus tripper?

Bruno Blanchet: Pour m’éclater, l’écriture est de loin l’activité que je préfère. Mieux encore qu’un voyage psychédélique avec un shaman dans la forêt amazonienne ou que de descendre le mont Fuji en patins à roulettes. Quoique, le sexe en avion…

Q : Euh, oui… et comment va-t-il, notre baroudeur de Rosemont?

 

R : Ça va mal! Il y a deux semaines, au Guatemala, je survolais le lac Atitlan en parapente… Ha! Méchant buzz! Maintenant, je suis à Bogota, en attendant le prochain tournage de l’émission de télé Partir autrement, prévu en Martinique. Et honnêtement, je suis un peu épuisé… C’est peut-être parce que je traîne une espèce de «tourista» depuis six ans! (rires) Ce sont les risques du métier… Le dernier bloc de tournage a été difficile, avec des tas d’imprévus, de la pluie à boire debout et des glissements de terrain. Et, alors que je croyais pouvoir me reposer en Colombie pendant deux semaines, hier, surprise, j’ai réalisé que mon visa colombien était au bord de l’expiration. Faut encore partir?!? *% F%$£@! J’ai donc jeté un coup d’oeil à la mappemonde, et j’ai opté pour les îles Galapagos. Un bien pour un mal? Contrairement à ce que je croyais, c’est plutôt bon marché. Je me suis trouvé une chambre pour 20 $, petit-déjeuner inclus. Mais je n’ai aucune idée de ce que je m’en vais y faire…

Q : Pas une minute de répit, alors, M. Bruno?

R : Si! Mais pas sur une plage à bronzer: c’est vraiment dans la création que je trouve les moments de détente les plus satisfaisants… En les écrivant, je revis mes aventures et je m’amuse à les ausculter, à les virer à l’envers et à les secouer; puis je les recompose, tout en essayant de me surprendre moi-même, autant dans la forme et dans le récit. J’aime bien, par exemple, insister sur des détails insignifiants et les magnifier à l’extrême, jusqu’à ce qu’ils deviennent plus graves que le thème abordé dans la chronique. En ce sens, je crois que le résultat de mon travail est plus près de la bédé ou de la caricature que de la photographie. Quelque part entre Gotlib et le Capitaine Bonhomme.

Q : Tu utilises souvent les mots surprendre et surprise.

R : Bien joué, Sherlock! Je suis démasqué! En effet, la surprise, c’est le moteur de ma création. Et la meilleure façon que j’ai trouvée de me surprendre, et de surprendre les lecteurs, est de ne rien planifier à l’avance. Quand je m’assois pour écrire, je n’ai surtout pas de plan. Faut que je me laisse mener par l’inspiration, sinon j’aurais l’impression de suivre une recette… Même chose dans la vie: avant-hier, j’ignorais qu’après-demain, j’irais aux îles Galapagos! En fait, je l’ai appris en même temps que l’agente de voyages. Bref, je peux difficilement concevoir qu’une belle journée soit sans surprise. Un jour sans surprise, c’est un jour raté. C’est un jour mort.

Q : Parlons-en de la mort: tu as commencé à l’évoquer, récemment, dans tes chroniques. Y a-t-il une raison?

R : Je vieillis. Au cours des dernières années, j’ai eu deux malaises cardiaques assez troublants pour me faire réfléchir à la possibilité de ne plus exister, d’un coup, comme ça, sans avertissement. Mourir est devenu une certitude. Et préparer ma mort est devenu une obligation. Ma nouvelle devise? Tout à fond.

Q : Comment souhaiterais-tu mourir?

R : Quelle horrible question (rires)! Et ma réponse pourra te sembler cruelle, mais je souhaite vraiment périr des suites d’une longue maladie. Je ne veux surtout pas mourir subitement. La mort, je veux la voir venir. Et je veux avoir le temps d’y goûter, comme l’écrivait Vian…

Q : Rêve-t-il parfois d’une autre vie, Bruno Blanchet, le globe-trotter?

R : Non. Je crois que la vie de rêve, c’est la vie qu’on a choisie. Celle que l’on vit. Là, maintenant. Le futur n’existe pas. Et en ce sens, les rêves sont pour les somnambules.

Q : Des regrets?

R : Mon principal défaut est d’être têtu et ma principale qualité est d’être têtu… Ce qui fait que j’ai tendance à défoncer des portes ouvertes et à ne pas savoir m’arrêter. À ne pas vouloir m’arrêter. Ça donne des résultats étonnants, parfois. Mais souvent, je me casse la gueule! Et ce que j’apprécie le plus chez mes amis, c’est de savoir me pardonner, quand j’exagère. Combien de fois ai-je entendu: «Hier, Bruno, au party, tu t’es accroché au lustre du salon en faisant Tarzan, t’as embrassé ma tante Jennifer et t’as lancé un flamant rose en plastique du deuxième étage…»

Q : J’y étais à ce party! C’était à Vancouver!

R : (Rires) Et on s’était fait poursuivre par des skinheads en sortant. Tu te souviens?

Q : C’est sûr. Tu leur avais tiré une roche!

R : Non. C’est toi qui leur avais crié des noms.

Q : On s’en reparlera, O.K.? Revenons à l’entrevue: bien que tu sois un peu fou et brouillon, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose de précis dans ton travail d’écriture. Parce que tu es sérieux, au fond.

R : Encore une fois, démasqué! Véritablement, quand je travaille, je travaille fort. Je peux effectivement m’entêter à écrire la même phrase de 25 façons différentes, avant de finalement la jeter. J’aime dire que je suis un «imperfectionniste». Parce que je ne veux ressembler à personne. Je veux pouvoir lire mes chroniques et dire: «Ça, c’est moi.» Avec mes défauts, mes bons coups, mes erreurs et mes qualités. Sinon, créer, ça sert à quoi, dis-moi?

Q : À rien.

R : Exact! Et il y a justement, dans le troisième tome de La frousse, une chronique que j’ai dû réécrire au moins 100 fois. Pourquoi? Parce que je sais qu’elle est importante, mais je ne la comprends toujours pas (rires)! Alors, j’ai essayé quelque chose de nouveau: je l’ai réécrite une 101e fois, et je l’ai lue à la caméra. En direct, dans une chambre d’hôtel, au Mali. Une seule prise de vue. Et c’est dans le tome 3! En «expérience vidéo plus que réelle», un gadget incroyable (ndlr: en ligne à partir du 11 novembre à http://www.lafrousse.ca/).

Q : Qu’y a-t-il d’autre, dans le livre?

R : La traversée de l’Ouganda et de la Tanzanie à vélo, la frousse de ma vie sur un boutre dans le détroit du Mozambique, ma rencontre avec le personnage de Big Pete à Madagascar, ma plus belle veillée du jour de l’an à Soweto, l’arrivée de mon fils en Thaïlande, et plein d’illustrations incroyables. Et beaucoup d’ajouts de détails et de précisions, si bien que ceux qui auront déjà lu les chroniques dans La Presse pourront y trouver leur compte aussi, je le souhaite sincèrement.

>>>Vivez une expérience plus que réelle en consultant les suppléments web

Le monde selon Bruno Blanchet

>Un gros merci à Steve!!

Article du magazine Le Lundi, 18 juin 2010
Par Steve Martin, photos Marco Weber

Christiane Charette

La parade d’auteurs se poursuit. On commence, sourire en coin, par le globe-trotter Bruno Blanchet, de passage au Québec pour le lancement du 2e tome de son carnet de voyage, La frousse autour du monde. Alexandre Jardin, Daniel Pennac et Tonino Benacquista suivront. 
 
En cavale depuis plusieurs années, Bruno Blanchet s’est efforcé de réduire son chargement. Il ne traîne désormais pas plus de sept kilos sur son dos. L’objectif serait de réduire au plus simple, c’est-à-dire au seul passeport. 

En direct du salon du livre, 20 novembre 2009

Ecouter l’entrevue

Infoman, 19 novembre

>Bruno était à l’émission Infoman le 19 novembre.
Je l’ai manquée, comme vous peut-être.
Quelqu’un l’a vue?